« Luxuriance »

Mélissa Tresse

Née en 1985 à Grasse, de parents artistes, Mélissa découvrira le dessin et la peinture très jeune.

Aprés  avoir passé une licence d’Arts Plastiques à Toulouse, un besoin d’apprendre de nouvelles techniques se fait sentir.

Une période de voyages commence, stage de 4 mois au sein de l’Atelier Antonin Artaud à Tenerife pour apprendre la gravure, puis le soufflage de verre à la Marsa en Tunisie, et enfin au Mali où elle apprendra à teindre des tissus “bogolan” selon la tradition au Centre Contemporain de Kasobané.

En 2007 elle décide de s’inscrire à L’Ecole Supérieure des Beaux Arts de Nîmes, où elle aura la chance d’obtenir une résidence de deux mois dans l’Ecole de Luxun en Chine; jusqu’au DNSEP en 2010.

Continue à travailler la peinture, le dessin et la gravure dans son atelier de Lanoux en Ariège.

Pratiquant la peinture depuis plusieurs années je poursuis aujourd’hui une recherche parallèle en gravure, une technique riche qui se renouvelle sans cesse.

L’estampe me permet de développer le caractère graphique et narratif de mon travail, de construire un monde fourmillant et minutieux qui émerge sur le papier, laissant la trace d’une bribe d’histoire étrange et drôle à la fois.

Ma recherche graphique se base sur les rapports formels et surtout sensibles qui s’établissent entre l’humain et l’animal. Je suis fascinée par l’incroyable mixité du vivant et le potentiel de formes qu’elle recèle. En dessinant, je tente de suggérer plutôt que définir avec précision la nature étrange des corps représentés, tout en gardant une grande spontanéité dans l’écriture graphique.  Le mythe et la fable sont pour moi comme un langage vivant qui me sert à interroger le présent.

Les constructions mentales, architectures poétiques et vivantes que je dessine naissent sur le terreau fertile des mythes, et des contes ; les récits anciens viennent naturellement faire écho à des images d’aujourd’hui. Ces images oniriques griffées à coup de petits traits de plume, parlent d’un désir de trouver son lieu, son habitat, son repaire propre, comme une obsession récurrente.

Ici l’habitation, la demeure, sont tantôt des refuges convoités, tantôt des mondes miniatures qui de par leur taille inappropriée ne peuvent convenir ni aux hommes ni aux animaux. Les bateaux-ville vont à la dérive, portés par des flots de poissons asphyxiés, et les embarcations de fortune, coquille de noix ou Arche de Noé  ne résistent que par magie aux remous ou à la sècheresse… Tous semblent condamnés à l’immobilisme alors même que leur vocation première est le mouvement.

500,00

Catégorie Medium:   Linogravure Dimensions:   50x50 cm (encadré 70x70 cm) Légende:   "Luxuriance", Linogravure, 50x50 cm (encadré 70x70 cm), 2018........................... 500€

« Luxuriance », Linogravure, 50×50 cm (encadré 70×70 cm), 2018……………………... 500€